L’attente
Le lourd fracas pénètre la cité offerte
Et soudain, les cœurs cèdent à l’ombre et sa chanson.
La main noire glisse et s’immisce en caresse experte
Dans les rues étroites, jusqu’au cœur des maisons.
Moi, j’entends la voix de glace, son inclination.
Elle charme mon âme en paroles tentantes …
Au creux de mes songes, hurle l’étrange invitation
Son désir me plie à sa supplique envoûtante .
Personne ne m’a crue quand mes cris obstinés
Ont voulu cogner aux portes des consciences.
« Elle est si étrange ! » disaient-ils sans se lasser.
Pauvres fous ! Trop d’orgueil nuit à la clairvoyance…
A présent, je suis lasse. En mon âme, tant de gel
Me paralyse les entrailles. Je meurs
Un peu plus à chaque aube. Ici, rien n’a de sel.
Je m’asphyxie et j’attends que passe mon heure.
Me sauveras-tu, toi, que j’ai vu dans mes rêves ?
Tes courbes royales tranchant le corps du ciel
M’apparaît de nature à réchauffer ma sève.
Si je me brise sous ta main, qu’elle soit mon éveil !
Que la fin me prenne, je m’en moque, en vérité.
Je veux que mon cœur explose d’avoir trop senti,
Qu’il saigne par excès de désir condamné !
Qu’il brûle au contact de la main ennemie !
Viens…J’ai patienté toute mon existence.
J’entends déjà ton pas, j’aperçois ta lueur.
Ouvre-moi tes gouffres, étreint-moi de ta puissance !
Figée dans l’instant tragique…
Je n’ai plus peur…













Comments
Dommage, je suis sur que l'on pert de la comprehension sans le contexte!!
En tout cas; c'est tres beau!!
A+
Flore
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